Stéphane Moulin : « On ne lâche jamais »

Le 28.10.2017 à 23h34

Matchs

Après une journée mouvementée dans laquelle les mésaventures se sont succédé, le coach angevin a retrouvé le sourire en conférence de presse. Le match nul angevin, au vu du scénario, permet de prendre un bon point.

Stéphane, comment analysez-vous ce début de match très compliqué ?
« On a manqué notre première période dans les grandes largeurs et Strasbourg l’a réussie, heureusement pour nous, sans l’efficacité malgré les très beaux mouvements. Je crois qu’ils ont été aussi bons qu’on a été mauvais. Donc ça crée un gros déséquilibre. Je ne veux pas nous donner d’excuses mais on a eu un voyage catastrophique. On était à l’aéroport à Angers à 9H15 et on n’a pu décoller qu’à 15H30. On est arrivés à l’hôtel à 17H… C’était une préparation de match complètement ratée. Ça n’enlève rien à la qualité des Strasbourgeois. Mais je pense que ça a quand-même joué dans cette première période où l’on était en retard, complétement dépassés dans tous les secteurs de jeu. Jamais on avait été bousculés comme ça. Il ne faut pas minimiser la performance des Strasbourgeois dans le jeu parce qu’ils ont été très bons. On a su rétablir l’équilibre à la Mi-temps. »

Justement à la pause, vous avez chamboulé votre dispositif
« Quand ça ne fonctionne pas, il faut bousculer les choses. On ne pouvait pas revenir de la même manière. Il fallait proposer autre chose. Le Racing avait trouvé les parades à notre éventuelle organisation. Donc on a tout modifié pour qu’au moins on se donne une chance de revenir dans le match. Ce qu’on a su faire comme. Après, quand on passe devant, il faut être capable de le garder jusqu’au bout. Evidemment, le match nul est un moindre mal pour nos adversaires mais il n’y a pas si longtemps on aurait, nous aussi, mérité mieux. Je suis bien conscient que pour la première fois depuis le début de saison, on fait un match nul dans lequel on prend un point heureux parce que le match aurait dû être plié à la mi-temps »

Comment prend-on la parole dans après une première période comme celle-là ?
« Il faut secouer le cocotier. C’est mon métier. J’ai pris des choses pour moi mais je ne peux pas tout prendre pour moi non-plus. Les responsabilités sont partagées dans ces cas-là. Il fallait trouver des solutions. Et il faut féliciter les joueurs pour avoir été capable de revenir. Avoir la volonté, c’est bien. Le dire, c’est super. Le faire, ce n’est pas toujours évident. Dans le ce contexte, face à une équipe en confiance, qui mène et qui est poussée par un public exceptionnel, ce n’était pas facile. On a su le faire. Bravo aux joueurs. »

Et comment jugez-vous votre seconde période ?
« On n’a pas été dominateurs comme ils l’ont été mais on a inversé la tendance et tout le mérite revient aux joueurs. On sait que pour des équipes comme les nôtres d’avoir une emprise sur le match pendant 90 minutes. C’est une équipe qui joue avec beaucoup d’énergie et d’enthousiasme et d’intensité… Mais dans un match, on a toujours à un moment donné sa chance. Le tout, c’est de se créer les conditions pour l’avoir. »

Vous continuez donc votre bon parcours à l’extérieur… 
« Pourtant, c’est un peu paradoxal. On marque beaucoup de plus à l’extérieur que chez nous, alors qu’on a plus d’occasions chez nous. Alors que les buts ne sont pas plus grands, j’ai vérifié (sourire). On démontre quand-même une certaine cohérence, en occultant la première période, et on ne lâche jamais. Si l’adversaire ne nous tue pas, on est capables de retours comme on l’a fait là. On l’a fait à Marseille, à Saint-Etienne. Ce n’est pas un hasard mais j’aimerais qu’on soit autant efficace chez nous. »

Vous avez également dû faire sans Enzo au dernier moment…
« C’était dans la lignée de cette journée… C’est aussi pour cela que je trouve qu’elle se termine bien. Et pour conclure, parce que ça n’aurait pas été drôle sinon. L’équipage a volé trop longtemps au-dessus d’Angers, comme l’avion ne pouvait pas se poser avec le brouillard. Il a été dérouté à Nantes, sont venus ensuite nous cherché. Ils ont fait trop d’heures de vol donc on ne pourra repartir de demain et on va rester à Strasbourg, dans cette jolie ville »

Le 28.10.2017 à 23h34

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